Bio

© Dessin de Marco Carbocci

Marco Carbocci a grandi en Belgique, vécu à Bruxelles et à Paris, mais a gardé le cœur, l’imaginaire et quelques projets d’avenir dans sa Toscane d’origine. Aîné d’une famille nombreuse, il a été étudiant, diplômé en philologie romane, professeur de lettres et de latin, dessinateur, chroniqueur littéraire et politique, éditorialiste, manœuvre, monteur à la chaîne, pistoleur, guide et traducteur dans un musée étrusque, chômeur, enfin auteur de nouvelles et de romans. Il se considère comme “universitaire, mais non pratiquant” et se reconnaît encore comme indien métropolitain, fumeur de gauloises, amateur de littérature latine et de polyphonie médiévale, rockeur pourtant, et biker adepte des rassemblements de bécanes chromées.

Il appréhende l’écriture, non comme une nécessité, mais comme une condition. Non comme un art, mais comme un engagement: « de la sueur et de l’émotion ». Après un séjour assez long auprès des Amérindiens du Québec et un accident de moto qui devait l’immobiliser un bout de temps, il a jugé pertinent de mettre un terme à son activité de journaliste. Il a résolu de larguer les amarres et de se consacrer exclusivement à l’écriture de fiction, la tête en fuite, inventant des histoires qui parlent de choses vécues ou de choses qu’il aurait aimé vivre, dire ou faire si la vie était un pow wow indien.

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Livres

Publiés, en chantier, en attente d’un éditeur…

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Sur les épaules du fleuve

(extrait)

Sur les épaules du fleuve, nouvelles, éd. Héron 2006

Sur les épaules du fleuve, nouvelles, éd. Héron 2006

« On m’avait parlé souvent de ce sentier qui part un peu au-dessus de San Lorenzo et file tout droit le long du fleuve. Je l’avais suivi déjà sur des kilomètres sans parvenir jamais nulle part.  Des forestiers disaient qu’il traversait tous les maquis de Toscane et d’Ombrie jusqu’aux montagnes.

Un de ces jours d’indécision et d’inventaire personnel, je me suis mis en tête de le suivre aussi longtemps et aussi loin que je le pourrais, escomptant vaguement que l’effort m’aiderait à conclure.

J’avais acheté du pain et du pecorino à la boutique du village, avais entamé la pente en douceur, tôt dans la matinée. Parfois, le sentier redescendait dans la vallée, traversait des champs, la cour d’une ferme ou une route de campagne, pour remonter aussitôt dans les collines. J’avançais depuis des heures et le soleil grillait la poussière. lire la suite →

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Dans le Blog:

26 - Une nouvelle publiée dans le Zaporogue n°7

Posté par le 23 décembre 2009 dans Actualité | Commenter

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"Qui sait où tu laisses ton corps ?", une nouvelle du soussigné publiée dans le Zaporogue n°7, la revue de Sébastien Doubinsky.

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25 - Nous sommes tous des pokemons !

Posté par le 17 mai 2009 dans Editoriaux | Commentaires fermés

Fini l'an 2000 ! Ce n'était vraiment pas la peine d'en faire tout un foin. On n'a eu ni les petits hélicoptères personnels, ni les colonies de vacances sur Mars que nous promettaient la publicité et les revues futuristes dans les Sixties. On a eu une année comme toutes les autres : avec son lot de crises, de remaniements ministériels, de délocalisations d'entreprise, de poussée de l'extrême-droite, de manifestations. Et, sur le plan international, son lot de détentes et de guerres, de marées noires et de sommets sur l'environnement, de massacres et de bonnes intentions.

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24 - Nouvelle gauche ou nouvelle droite ?

Posté par le 17 mai 2009 dans Editoriaux | Commentaires fermés

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Nous exigeons simplement ce qui nous revient : le droit à un traitement équitable des besoins, des envies et des compétences, le droit au travail ou à la paresse, le droit à une vie décente. Il faut donc continuer d'affirmer qu'il existe d'autres manières d'appréhender le réel que le modèle de compétition cynique et d'exclusion du plus faible que proclame le capitalisme. Et d'autres manières d'appréhender le capitalisme que le nihilisme ou la capitulation.

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23 - Faut-il instaurer un blocus de la Flandre ?

Posté par le 17 mai 2009 dans Editoriaux | Commentaires fermés

Lors des récentes élections communales en Belgique, un électeur sur trois a voté pour le Vlaams Blok à Anvers. Un bilan pour l'ensemble de la Flandre : c'est désormais 10% de l'électorat flamand qui se reconnaît dans le populisme nationaliste et xénophobe de l'extrême-droite. Une surprise ? C'en est une apparemment pour les démocrates flamands qui tablaient encore sur un reflux de cette marée noire à la veille du scrutin. C'en est une en tous cas pour l'ensemble des médias européens. Les quotidiens allemands, français s'alarment. Le Corriere della Sera italien titre « Haider en Belgique ». Les Autrichiens se font carrément mesquins : « Faut-il instaurer un blocus de la Belgique ? »

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22 - Faut-il réhabiliter l’utopie ?

Posté par le 15 mai 2009 dans Critiques littéraires | Commentaires fermés

Faut-il réhabiliter l’utopie ?

Comme toutes choses qui se concrétisent avec le temps, l'an 2000 a cessé de nous donner le vertige. Après le grand fantasme économique et do­mestique des Six­ties, la grande dé­pres­sion des années soixante-dix, la vie au fil des jours, comme un corps à corps. Nous avons perdu le goût de croire aux slo­gans des fabricants de rê­ves et d'é­lectro-ménagers. Nous hantons un monde blasé, atroce­ment quoti­dien, et le quoti­dien ignore l'utopie.

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21 - Compétition, décrochage et exclusion

Posté par le 15 mai 2009 dans Editoriaux | Commentaires fermés

Qui entend parler de décrochage aujourd'hui songe presque sponta­nément au principal facteur de déséquilibre en milieu scolaire. Dans ce secteur, des chif­fres exis­tent, des atti­tudes et quelques initiati­ves minis­térielles récentes qui montrent assez l'ampleur du problè­me. Mais, si l'on s'en tient à la définition stricte du phé­no­mène, on constate que celui-ci touche en réalité tous les domai­nes de notre vie socia­le, privée ou af­fective. On constate éga­lement qu'il par­ti­cipe en néga­tif de l'éternel­le logique de compé­tition et d'ex­clu­sion so­cia­le.

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20 - Nous ne leur pardonnerons rien, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Posté par le 14 mai 2009 dans Editoriaux | Commentaires fermés

Voici les données du problème : ce qui est en jeu en fin de compte, c'est ta vie. Pas la mort, non. Ce se­rait trop simple. Juste l'im­mense gâ­chis de ta vie. La néga­tion. L'en­nui. L'im­puis­sance. Dans cette optique, dire ce que tu pen­ses vrai­ment, gueuler, mani­fester n'est pas un privilè­ge. Le pri­vi­lège des pri­vilè­ges serait de ne rien fai­re, ne rien sentir et se fou­tre de tout.

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19 - La rue, la mort, la solitude et rien d’autre.

Posté par le 14 mai 2009 dans Editoriaux | Commentaires fermés

Belloul Messaoud est mort. Je revois assez ce vieil homme allongé sur le trottoir à l'entrée du métro. Ce gars-là, pa­raît-il, avait décidé un jour d'arrêter les frais. Il s'é­tait tapé là, sous un tas de vieilles pelures, et s'était mis à atten­dre la grande dé­gringolade terminale. La rue, la mort, la solitu­de ont tou­jours la même foutue puan­teur.

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18 - Une autre critique récente de « Sur les épaules du fleuve »

Posté par le 11 mai 2009 dans Presse sur Marco | Commentaires fermés

En effet, si le premier texte du recueil est séduisant, c’est surtout le second, nouvelle titre, qui retient l’attention. Par son format, son ton, son style et sa beauté, il élude le premier. Plus long, il ressemble à un court roman et transporte le lecteur dans la Toscane de la fin des années 70. Un jeune homme, recherché par la police car il ne s’est pas présenté à son service militaire, se cache dans le maquis dont il s’éprend du grand silence et des gens singuliers qui y habitent. En 70 pages, c’est un univers retiré, poétique et sauvage que le héros découvre, loin de l’agitation habituellement dévolue à la jeunesse.

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17 - Une critique récente de « Sur les épaules du fleuve »

Posté par le 11 mai 2009 dans Presse sur Marco | Commentaires fermés

Toscane, fin des années 1970 : recherché par la police pour ne s’être présenté au service militaire, un jeune homme se cache dans le maquis, dont il s’éprend du silence et des gens singuliers qui y habitent… Cette seconde nouvelle est la meilleure du recueil.

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