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15 - Quelle idée de relire Kessel en 2009 ?

Posté par le 27 avril 2009 dans Critiques littéraires | Commentaires fermés sur Quelle idée de relire Kessel en 2009 ?

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J'ai relu Joseph Kessel, au hasard, parce que je n'avais strictement rien de solide à faire, à dire ou à rêver ces temps-ci. Mais quelle idée de relire Kessel en 2009 ! Les « Captifs », ça se passe dans un sanatorium de montagne peu après la Grande guerre. Des tas de gens plus ou moins cotés dans le « who's who » de l'époque y soignent ou y crèvent gentiment de leur tuberculose. Captifs de leur maladie et captifs de leurs pauvres fantômes.

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8 - C’est le détail qui tue – Dieter Wellershoff

Posté par le 17 avril 2009 dans Critiques littéraires | Un commentaire

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Dieter Wellershoff. Un Beau jour (Ein schöner Tage), roman traduit de l’allemand. Dans le petit monde gris de Dieter Wellershoff, chaque geste, chaque parole comptent, même s’ils ne disent jamais rien. Chef de file de l’école néo-réaliste de Cologne, Wellershoff donne un roman où tout est banalité, quotidien, platitude. Et c’est de cette platitude que naît la rupture. « C’est la réalité même qui est le lieu de l’imaginaire », écrivait l’auteur. Peut-être que tout est imaginaire, en effet. Peut-être que le réel n’est...

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7 - Sous les érables rouges, à l’est d’Aataentsic

Posté par le 15 avril 2009 dans Critiques littéraires | Commentaires fermés sur Sous les érables rouges, à l’est d’Aataentsic

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Innu: A la rencontre des Montagnais du Quebec-Labrador (Terre indienne) par Jil Silberstein Lorsque l’indien tue un ours ou un loup, il le fait parce qu’il a froid ou que l’animal menaçait sa vie. Lorsqu’il tue une biche ou un caribou, c’est parce qu’il a faim. Aujourd’hui encore, il n’y a pas de pire scandale aux yeux de certaines nations amérindiennes que de laisser traîner la dépouille d’un animal qu’on a tué. La mort, fût-ce celle du plus médiocre des êtres animés, réclame toujours un rituel. La dépouille sera honorée, placée sur un arbre, à l’abri des...

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5 - Extinction – Thomas Bernhard

Posté par le 15 avril 2009 dans Critiques littéraires | Commentaires fermés sur Extinction – Thomas Bernhard

Extinction – Thomas Bernhard

Il y a des livres qu’il faut avoir lus ou qu’on regrette de n’avoir pas lus à l’adolescence. Il y en a d’autres qui exigent plus de maturité : qui se dégustent et qui bousculent et qui cognent. « Extinction » m’aurait paralysé, ravagé, réduit à la plus totale inertie si je l’avais lu trop tôt. Au pire, il me serait tombé des mains. Mais, dans tous les cas, j’aurais manqué quelque chose d’essentiel : ça se passe sur le plan des émotions les plus acérées, ça emballe ou ça casse comme un roulement de...

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4 - Construire un feu, Jack London

Posté par le 15 avril 2009 dans Critiques littéraires | Commentaires fermés sur Construire un feu, Jack London

Construire un feu, Jack London

Un homme et un chien Un homme et un chien. On ne voyage pas seul sur le Yukon, par mois quarante degrés sous zéro. L’homme avance vite. C’est une matinée blanche et sans vent et qui semble charrier plus de rancœur et d’inquiétude que toute une vie d’homme. Mais l’homme est tranquille. Ce soir, il rejoindra les gars à la mine. Et il aura un repas chaud et il y aura du feu. Le chien aussi attend le feu. Le chien sait qu’on ne voyage pas du tout par moins quarante degrés sous zéro. On se roule en boule dans la neige et on attend des journées plus clémentes. Ou alors, on...

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